L’État et la diversification des nouvelles cultures d’exportation à Daloa, Côte d’Ivoire (1976-2010)
Résumé
À partir de 1920, l’administration coloniale française procède à l’introduction du café et du cacao à Daloa, en Côte d’Ivoire. Ces deux cultures vont par la suite connaître une progression sans cesse avant les indépendances. Ainsi, dans une logique de continuité par les gouvernants postcoloniaux, l’agriculture devrait constituer l’épine dorsale du développement économique ivoirien. Dans le même temps, les nouvelles autorités prennent déjà conscience de la dépendance de l’économie aux seules cultures de café-cacao. Alors pour une économie qui pouvait être compromise aux fluctuations des cours mondiaux, la diversification de ce secteur agricole demeure la solution appropriée. C’est donc ce qui amène l’État, à partir de 1963, à mettre en place une politique de diversification du secteur agricole dans tout le territoire. Pour le cas de Daloa, la diversification de ces nouvelles cultures d’exportation démarre véritablement en 1976 avec l’installation, à Békipréa, de l’Institut de Recherches pour les Huiles et Oléagineux (IRHO). L’étude a pour objectif de montrer le rôle de l’État dans la diversification des cultures d’exportation (cocotier, hévéa, palmier à huile et anacarde) à Daloa.