Ressources naturelles et peuplement au Gabon. Moanda la ville champignon sous l’impulsion de la Compagnie minière de l’Ogooué (Comilog)

Auteur/ices

  • Jean-Kevin Aimé TSIBA Author

Résumé

En matière d'urbanisation, il faut noter l’existence des villes nées de l’attractivité côtière, de la centralité administrative, de l’industrie lourde, etc. Chacune d’elle est ainsi le produit d’une activité dominante favorisant la massification de la population dans son espace de rayonnement. Généralement, les villes de cette nature connaissent une évolution exponentielle, au point d’en être considérées comme des « villes champignons. » Elles sont en nombre important dans les pays développés tels que la France, la Grande Bretagne et les États-Unis d’Amérique. En Afrique également, leur existence est avérée, bien qu’apparues tardivement. Le Gabon en est un exemple dont la tendance n’est pas neutre. Elle épaule plutôt cette analyse sur la base du développement de son tissu industriel. Certaines villes répondent à ce critère, au point de les identifier quelquefois au patronat dominant : la ville du pétrole, la ville d’uranium, la ville du manganèse. La présente étude s’intéresse particulièrement à Moanda, une ville située dans la région Haut-Ogooué, animée par l’exploitation du manganèse depuis 1962. Cet article montre comment son peuplement est cohésif à l’activité manganésifère, sachant qu’au début de l’activité, la localité n’était qu’un village d’environ 200 âmes. Pour aboutir à ces résultats, l’on a procédé par une démarche géographique et historique, de sorte à scruter la spatialisation de la ville et à découvrir les différentes étapes de son évolution concomitamment à l’embellie de la Compagnie minière de l’Ogooué (Comilog), exploitant le manganèse. La massification progressive de la population depuis 1960, la construction des infrastructures administratives, l’édification des cités patronales modernes ont fait de Moanda une ville industrielle. L’hypothèse de départ qui est celle de la manifestation du « syndrome de Gillette » a permis d’affecter le peuplement de Moanda a la prospérité de sa mono- industrie extractive dominante, c’est-à-dire Comilog.

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Publiée

2026-10-08

Numéro

Rubrique

Géographie