De l’application de la logique formelle aux langues vernaculaires africaines
Résumé
La logique dit ceci : ‘’si vous acceptez telles ou telles prémisses, vous devez parvenir à telles ou telles conclusions’’. Si la sorcellerie fait partie des assomptions ontologiques d’une théorie, celle-ci est logiquement contrainte de conclure en l’existence d’au moins un sorcier. Elle se contredirait, si admettant la sorcellerie, elle conclut à la non existence de sorciers. Ainsi la logique au sens véritable du terme exige que si vous assumez telles ou telles entités, vous êtes contraints aux conclusions auxquelles vous expose l’extension des entités assumées. Ce qui augure de l’universalité de la logique à travers ses principes que sont le principe d’identité, le principe de non contradiction, le principe du tiers exclu. Lesquels principes sont bien perceptibles dans les langues vernaculaires africaines. L’on peut donc traduire nos langues nationales dans la notation canonique ou symbolique. Quelles que puissent être ses croyances à la participation mystique, le raisonnement du Noir Africain n’admet pas qu’un objet considéré comme sacré, puisse être non sacré, en même temps ou au même point de vue. Les principes logiques s’appliquent inéluctablement aux langues vernaculaires africaines.