Conséquences de la présence des réfugiés dans les villages d’accueil : cas de Ngaoundéré (Cameroun)

Auteur/ices

  • Richard TOMO DJAOWÉ Author

Résumé

Selon la Convention de Genève de 1951, est réfugié toute personne qui est obligée de fuir son pays d’origine pour trouver asile dans un autre pays. Les causes de déplacement sont liées, dans la plupart des cas, à une situation de conflits ou de troubles, parfois à des catastrophes naturelles. Cet article est motivé par le constat qui découle du fait que la présence des réfugiés dans les pays d’accueil a des conséquences sur le développement de l’État hôte. Il questionne le rapport entre le développement et les réfugiés dans les pays d’accueil en zone CEMAC. La question sous-jacente est celle de savoir : La présence des réfugiés dans les pays d’accueil est-elle un fardeau ou une opportunité ? Pour mettre en lumière cette interrogation, l’étude cible les réfugiés Centrafricains dans la région de l’Adamaoua (Cameroun), notamment ceux des villages Ngam et Borgop. Dans la plupart des cas, en effet, l’on a tendance à voir le réfugié d’un mauvais œil alors que sa présence dans une localité peut tout aussi avoir un impact positif dans le développement local. Les problèmes posés par la présence des réfugiés dans les pays d’accueil en Afrique centrale appellent à des solutions. Les pays qui voient le côté obscur du réfugié ne respectent pas le principe général du partage du fardeau des réfugiés formulés en 1979 à la Conférence d’Arusha. Alors, si les États de la CEMAC qui n’abritent pas des réfugiés apportent leurs contributions, cela permettrait aux pays hôtes de renforcer leur économie afin de pouvoir absorber plus aisément le choc des réfugiés.

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Publiée

2026-10-08