Le « Kómbó des goudronniers » : Un nom-sujet de la violence de l’imaginaire chez les jeunes de Libreville

Auteur/ices

  • Célestine KOUMBA Author
  • Jeannine Scarlett MOUSSAVOU MOUNDOUGA Author

Résumé

Cet article porte sur le « Kómbódes goudronniers »,un nom-sujet de la violence de l’imaginaire chez les jeunes de Libreville, et ses répercussions dans la société gabonaise actuelle. Il met l'accent sur le Kómbó de la violence et les rapports de force en milieu urbain. Autrement dit, cet article interroge la culture de rue des jeunes de Libreville appelés goudronniers. Pourquoi ces jeunes se donnent-ils des noms en rapport avec la violence et la mort ? En posant la question de la sorte, cette contribution vise à montrer la perception que ces jeunes ont de leur univers alternatif, du goudron, un lieu qui les sort de la «caverne», c'est-à-dire ce lieu qui « ouvre les yeux », un espace de liberté, mais aussi cet endroit où se construit une sociabilité spécifique. Pour rendre compte de cette réalité, nous avons mobilisé le concept de violence de l’imaginaire qui a permis de mettre en évidence la coalescence existante entre les jeunes goudronniers et leurs noms. Cette agentivité est rendue ici par le concept de « Kómbó de la violence ». Cette violence suppose la capacité de manipulation des goudronniers sur le corps de leurs victimes, à travers des pratiques d’agressions et d’intimidation dont l'objectif est d'obtenir la soumission sociale du sujet. Nous concevons le kómbô de la violence comme étant la construction sociale du pouvoir de la rue par les goudronniers.

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Publiée

2026-10-08

Numéro

Rubrique

Sociologie-anthropologie