FORGE ET SOCIÉTÉ TEKE DU CONGO (1885-1960)

Auteur/ices

  • Georges MIEMBAON Author
  • Zéphirin SAH Author

Mots-clés :

Forge, Forgeron, Société, Teke, Colonisation

Résumé

La forge des métaux (fer et cuivre) figure sur le tableau de la culture matérielle des Teke de la République du Congo. Elle tire sa particularité et son originalité de la multifonctionnalité des outils de production faisant du forgeron, ndzuli, le créateur de la vie socioéconomique. Vénéré constamment pour ses empiriques connaissances plurielles, ses rapports avec des forces surnaturelles et son intrépidité, le forgeron teke est aussi méprisé à cause des souillures qu’il amasse lors de ses multiples pratiques relativement ésotériques. Toutefois, le minerai indispensable au fonctionnement de son industrie artisanale provenait des transactions de longues distances en direction du sud (pays nzadi). S’y ajoute la faible production locale des roches latéritiques assez abondantes, en plusieurs endroits, sur leur territoire. Par ailleurs, le déclin de l’art de la forge africaine résulte de l’exécution par l’administration coloniale des «Décrets Guillain 1899» de concéder le monopole de la « mise en valeur » économique des ressources minières aux compagnies
concessionnaires privées.

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Publiée

2025-09-02

Numéro

Rubrique

Articles

Comment citer

FORGE ET SOCIÉTÉ TEKE DU CONGO (1885-1960). (2025). Les Cahiers du GREMS, 4, 135-155. https://flashumng.com/index.php/grems/article/view/grems-70

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