EMPLOI DU PHRASÈME COMME QUOI EN FRANÇAIS ÉCRIT AU CONGO
Mots-clés :
Comme quoi, Phrasème, Focalisation, ValidationRésumé
Cet article porte sur l’emploi du phrasème "comme quoi" en tant que terme ténu de validation ou de focalisation des configurations syntaxiques antéposées et/ou postposées. Envisagée comme « auxiliaire sémantique », cette combinatoire se particularise, entre autres, par son emploi en tant que phrasème tête des configurations non spécifiques et expression frontale des formules parémiologiques, voire des collocations. Dans d’autres paramètres syntaxiques, cette unité phraséologique survient, d’abord, de façon intégrative sans être incident à un quelconque signe de ponctuation. Ensuite, dans les exemples où il s’emploie après une virgule puis dans ceux où il est enchâssé entre deux virgules. In fine, il y a les passages où cette expression polylexicale survient de façon aposiopésique. Par ailleurs, le terme « comme » dans cette structure revêt un sens énonciatif. Il signale les conditions d'énonciation du dire et présente une appréciation de la force assertive. "Comme quoi" est un connecteur linguistique de mise en relief. Il marque une conformité entre l’énoncé de droite et le précédent en y établissant un rapport de contigüité. L’incidence grammaticale
de ce phrasème n’est certes pas facile à circonscrire, mais il est tentant de retenir que la langue française s’est dotée d’un bel outil syntaxique d’introduction des propositions fortement énonciatives. Le suremploi de cette combinatoire dans la presse écrite congolaise s’explicite par le souci des rédacteurs de sortir le lectorat de l’indétermination, entendu que dans le roman, il est beaucoup plus d’ordre stylistique. Et les formes négatives dont ce phrasème clarifie le sens ne concernent pas uniquement les outils de négation absolue tels que « ne…pas », voire « jamais », mais portent également sur quelques lexies dégageant les mêmes sèmes.