Je(u)mnémotique et dévoilement de soi chez Bessora et Léonora Miano
DOI:
https://doi.org/10.55595/flash202421Abstract
L’écriture de Bessora et de Léonora Miano se situe dans le champ de la mémoire comme le théâtre de deux opérations/moments contradictoires ou contraires modulés par la giration des personnages et la discursivation de leurs expériences/vécus de la route, du moins de leur passé en tant que sujets mobiles et consciences altérées. Plus qu’un jeu sur et avec la mémoire, ou l’impossible souvenir, l’écriture des deux auteures opère une sorte de jeu de représentation inscrite dans une dialectique de camouflage et d e mise en scène, d’auto -re-présentation. S’appuyant sur Les Tache d’encre (2000), Cueillez-Moi jolis messieurs (2007) de Bessora et Tels des astres éteints (2008), Les Aubes écarlates (2009) de Léonora Miano , cette contribution décrit le fonctionnement de la mémoire des personnages, convertis en une sorte de trace contre l’oubli ou une espèce de clonage par lequel le passé devient l’ancrage de lisibilité et d’interprétation du parcours narratif des personnages.
