Analyse comparative et intertextuelle des chants de maldoror
DOI:
https://doi.org/10.55595/flash202413Abstract
Les Chants de Maldoror sont un champ qui autorise une kyrielle d’approches. Poésie furieuse, poésie déréglée, cette œuvre continue toujours à interroger et à offrir des dimensions inexplorées et probablement inexplorables aux herméneutes. Outre les méthodes psychanalytiques, inspirées de Bachelard, Les chants de Maldoror sont également ouverts aux outils de la critique intertextuelle qui dévoilent leur filiation poétique avec les textes fondateurs de la littérature occidentale. Mais, Lautréamont n’est pas un démiurge conformiste. L’hypertexte ducassien se construit souvent à partir d’une modification des hypotextes. Ceux -ci sont reconfigurés, éloignés de leur s significations originelles soit par l’ hyperbole ou l’humour noir. Cette contribution aux études ducassiennes poursuit la réflexion sur des textes antérieurs qui ont inspiré Lautréamont dans la composition des Chants. Elle utilise les outils de l’analyse comparative et intertextuelle pour comprendre les changements que le poète fait subir aux hypotextes qui parsèment son œuvre. Ce travail vise à montrer les relations intertextuelles unissant Les Chants de Maldoror quelques textes tels que Melmoth l’homme errant de Maturin, Le paradis perdu de Milton, les récits de Sade ainsi que le poème dramatique Manfred de Byron.
