De la quantité vocalique et la modulation tonale dans les langues sara du Tchad et leur incidence sur l’orthographe
DOI :
https://doi.org/10.55595/20h0vs10Résumé
L’orthographe d’une langue à tradition orale se veut économique, simple mais efficace. Autant que faire se peut, les règles de cette orthographe doivent reposer sur une base scientifique. Les langues sara sont des langues à tons. Elles utilisent trois tons ponctuels (Haut, Moyen et Bas). Lesquels des trois tons l’orthographe devrait-elle retenir dans le cadre d’une représentation minimale à deux tons ? Sur quelle base scientifique reposera la décision de ne noter que le Haut et le Bas ? L’absence de ton sur une voyelle indiquera la présence du ton Moyen. Les langues sara attestent aussi des tons modulés. Comment interpréter ces tons modulés comme des successions de tons ponctuels ? Les langues sara font usage de la quantité vocalique mais dans la plupart des cas, ce trait n’est pas oppositionnel. La quantité vocalique dans les langues sara, trait phonétique, servira toutefois d’argument pour interpréter les tons modulés comme des successions de tons ponctuels. Dans ce contexte, la notion de consonne syllabique, porteuse de ton, sera invalidée. Seules les voyelles portent un ton et toutes les voyelles sont dotées d’un ton ponctuel.
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