L’art capillaire dans les quartiers populaires de la ville de Ngaoundéré de 1958 à 2021

Authors

  • Liliane Dalis ATOUKAM TCHEFENJEM Author

Abstract

L’évolution de l’art capillaire dans les quartiers populaires de Ngaoundéré de 1958 à 2021 se justifie par le fait que, c’est une ville carrefour constituée de musulmans, chrétiens et animistes. Elle a amorcé son urbanisation à partir de 1958 suite aux différentes vagues migratoires. Plusieurs quartiers voient le jour. Ils sont caractérisés par un nombre important d’activités économiques notamment les salons de coiffure. En tant que ville universitaire, les populations sont influencées par des modèles de coiffures d’étudiantes venues de diverses localités du pays. La question soulevée par ce sujet est celle de savoir : en quoi l’art capillaire féminin renseigne-t-il sur l’histoire de la ville de Ngaoundéré ? L’objectif de ce travail est de montrer que l’art capillaire développé dans les bidonvilles permet de donner des indicateurs historiques sur cette ville. La méthode utilisée pour réaliser cette étude est la pluridisciplinarité car elle prend en compte les sciences connexes à l’histoire notamment l’anthropologie, la sociologie et la géographie. La théorie ethnographique a permis d’analyser les techniques de coiffures véhiculées dans les quartiers populaires de Ngaoundéré depuis 1958. Comme résultat de ce travail, des modèles de coiffures réalisées dans les quartiers de la ville de Ngaoundéré de 1958 à 2021 ont été identifiés : tonsure des cheveux, tresses au fil, nattes, teinture, défrisage, tissage et perruque. Des substances variées comme des huiles ont été utilisées pour les soins. L’ensemble des techniques vise à la mise en valeur des cheveux à des fins esthétiques et revêt une dimension artistique, culturelle, identitaire, économique et touristique.

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Published

2026-10-08

Issue

Section

Histoire-sciences politiques