La continuité et la discontinuité comme marque de progrès scientifique dans l’épistémologie bachelardienne
Abstract
La science, discipline qui suscite un certain nombre de consensus autour de ses résultats ne peut véritablement progresser par une seule thèse (continuité ou discontinuité) de pensée, mais plusieurs (continuité et discontinuité). Cette pluralité constitue un véritable appui de développement. Penser ou interpréter le progrès scientifique à partir d’une seule thèse (continuité ou discontinuité) de pensée ne relève pas de l’objectivité. La science se veut une discipline ouverte et non close. Celle-ci se fait par la complémentarité entre les différents courants de pensée en son sein. C’est le prototype même de l’épistémologie bachelardienne puis qu’elle interprète, à l’égard de ses devanciers, le progrès scientifique contemporain comme étant un progrès dû à la complémentarité entre la continuité et la discontinuité Dans l’épistémologie bachelardienne donc, associer simultanément une interprétation continuiste et discontinuiste constitue un préalable à tout bon progrès.