La perception de la nature dans l’œuvre théâtrale de Henri Djombo : pour une approche écocritique
Abstract
La littérature environnementale et l’écocritique connaissent depuis deux décennies un essor important. Dans cette approche, il s’agira d’assumer une vision plus cohérente à travers l’« inscape ». Cette notion fait référence à la perception intérieure du paysage qui est projetée dans les textes littéraires. Elle interroge les liens entre conscience environnementale et esthétique littéraire. Il s'agit plus généralement de considérer l'écriture et la forme même des textes comme une incitation à faire évoluer la pensée écologique, voire comme une expression de cette pensée. Henri Djombo, à travers son œuvre théâtrale, donne, non seulement, à la littérature une valeur utilitaire, mais s'inscrit également dans un mouvement de critique littéraire et d'études culturelles qui a pris son essor dans le monde anglophone, notamment avec les travaux de Lawrence Buell, mais également avec les études réalisées par les chercheurs francophones comme Élise Salaün et Nathalie Blanc. L’écrivain congolais est convaincu que l’éducation et l’étude interdisciplinaire de l’écocritique sont les meilleures façons de léguer aux futures générations une planète saine, qui rendra l’homme plus sensible et plus apte avec l’environnement naturel.