Le Transgabonais : un nœud de la politique étrangère du Gabon entre 1973 et 1986
DOI:
https://doi.org/10.55595/7dpp1h02Abstract
Le Transgabonais est une grande infrastructure ferroviaire du Gabon qui relie Libreville à Franceville sur une longueur de 939 km. L’inauguration du premier tronçon Owendo -Ndjolé a eu lieu le 27 décembre 1978. Le dernier tronçon Lastrourville-Franceville fut inauguré le 30 décembre 1986. Le chemin de fer à une vocation minéralière. L’écartement des voies est de type standard de 1,435 m . Le projet initial lors de la création d’un comité consultatif national pour l’étude d’un chemin de fer minéralier en 1968 était lié à l’exploitation des mines de fer de Belinga qui était l'un des plus grands gisements non exploités de fer en Afrique, et l'idée de relier la mine à un port par un chemin de fer a été envisagée comme un moyen de développer cette ressource minière, tout en stimulant l'économie gabonaise. La création du comité en 1968 faisait partie d'un projet plus large visant à évaluer la faisabilité économique et technique de cette infrastructure. La voie ferroviaire repose sur un schéma classique de l’économie extractive d’exportation fondée sur le système mine -rail-port. En 1973, la Banque Mondiale refusait de financer le projet du Transgabonais, infrastructure dont la concurrence sur le marché international du fer, notamment celui du Brésil, ne justifiait pas selon l’institution financière. Cette décisionjustifiait l’ouverture diplomatique du Gabon dans l’optique de trouver des sources de financement au projet de Transgabonais. Mots clefs : diplomatie, Gabon, histoire, politique étrangère, Transgabonais.