Analyse de l’impact de la prise en charge des indigents dans les formations hospitalières publiques au Cameroun (1916-1957)

Authors

  • Patrick Léonel MENDO Author

DOI:

https://doi.org/10.55595/m9vbp918

Abstract

La médecine coloniale au Cameroun met en lumière les tensions importantes entre la médecine occidentale et la médecine traditionnelle africaine. La manière dont la France a imposé ses pratiques médicales s’inscrit dans un cadre plus large de domination coloniale, où la santé des populations locales était souvent subordonnée aux objectifs coloniaux. Les dynamiques de constitution d’une main -d’œuvre en bonne santé pour la réalisation de l’œuvre coloniale par la France au Cameroun s’inscrivaient dans une politique de prise en charge sanitaire couplée d’une assistance médicale indigène. Cette politique mettait en avant les atouts de la médecine coloniale au détriment de la médecine traditionnelle africaine. En imposant des règles d’hygiène et des vaccinations, les colonisateurs ont cherché à établir leur légitimité tout en négligeant les systèmes de soins préexistants qui avaient fait leurs preuves. La création des structures sanitaires par la France a pu faciliter l’accès aux soins médicaux, mais cela n’a pas suffi à engendrer une acceptation généralisée de la médecine occidentale. Les changements dans les habitudes thérapeutiques des indigènes ont nécessité un processus d’adaptation complexe, souvent teinté de résistance et de réinterprétation des pratiques médicales. Ce phénomène souligne la nécessité de reconnaitre les savoirs traditionnels et de favoriser un dialogue interculturel en matière de santé.

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Published

2026-10-08

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Articles