Les tentatives de réponse aux limites sociales des programmes d’ajustement structurel en Afrique : le cas du PAMSCAD au Ghana
DOI :
https://doi.org/10.55595/4gts7d66Résumé
Cet article analyse le Programme of Actions to Mitigate the Social Costs of Adjustment (PAMSCAD), lancé au Ghana en 1988 pour atténuer les effets sociaux négatifs des Programmes d’Ajustement Structurel (PAS) imposés par le FMI et la Banque mondiale. À partir d’une approche qualitative et historique fondée sur l’analyse documentaire, il interroge la capacité du PAMSCAD à concilier redressement économique et justice sociale. L’étude montre que ce programme est né dans un contexte de crise multidimensionnelle où la mise en œuvre des PAS avait contribué au chômage, à la paupérisation et à la dégradation des services publics. Présenté comme un ajustement à « visage humain », le PAMSCAD visait à soutenir les groupes vulnérables par des micro-projets communautaires dans les domaines de l’éducation, de la santé, de l’eau et de l’emploi. Il traduisait une volonté politique de réintroduire la dimension sociale dans les politiques économiques et de restaurer la légitimité du régime de Jerry Rawlings. Cependant, son exécution a souffert de contraintes financières, administratives et structurelles majeures. Ne produisant pas que des effets escomptés, révélant la faiblesse des politiques sociales d’accompagnement dans les contextes d’ajustement, dès lors, il apparaît comme un dispositif symbolique plus que transformateur.