Repenser l’opinion en science : pour une critique de l’opinion de Platon et de Bachelard

Auteur/ices

  • Ahamadou Hamage Issa Université Abdou Moumouni, Niger Author

DOI :

https://doi.org/10.55595/rpnyzm68

Mots-clés :

Épistémologie, science, opinion, technique, progrès

Résumé

Cet article propose une réflexion sur les liens entre l’opinion et la science, c’est-à-dire entre dynamiques sociales et productions scientifiques. Ainsi, pour y arriver, il nous a semblé très important de revisiter les conceptions antiques de l’opinion face à la science, plus précisément la conception de Platon et celles modernes avec Auguste Comte et Gaston Bachelard. Il s’agit de répondre à cette préoccupation contemporaine, celle de savoir quel statut l’opinion a dans cette trajectoire des progrès des sciences et de techniques ? la société ne contribue-t-elle pas significativement à l’évaluation et la réorientation des projets scientifiques aé? En réponse à cette préoccupation, nous avons comme ambition d’essayer de comprendre de quelle manière la puissance technologique et les intérêts particuliers exacerbent les régulations du projet technoscientifique dans le monde contemporain et de quelle manière un traitement rationnel peut en être opéré. Il s’agit à travers cette contribution, de partir d’une notion très récurrente pour opérer une nouvelle conceptualisation apte à rendre compte d’une réalité donnée. L’hypothèse qui a structurée notre recherche est que, les nouvelles formes du progrès scientifique révèlent que l’opinion ne peut plus être considérée comme un obstacle au progrès scientifique. Ainsi sous ses formes nouvelles, contrairement à Platon, Auguste Comte et Bachelard, le progrès scientifique accorde à l’opinion, le statut d’évaluation et de réorientation de l’activité scientifique.

4 4

Téléchargements

Publiée

2021-12-31

Numéro

Rubrique

Sciences humaines et sociales

Comment citer

Repenser l’opinion en science : pour une critique de l’opinion de Platon et de Bachelard. (2021). ANNALES DE LA FACULTE DES LETTRES, ARTS ET DES SCIENCES HUMAINES, 12, 353-366. https://doi.org/10.55595/rpnyzm68