Le langage de la sexualité dans l’œuvre romanesque de Garréta : un jeu de profanation du roman
DOI :
https://doi.org/10.55595/ce0d7d11Mots-clés :
Dépravation, Discours de vérité, Écriture de la sexualité, Grivoiserie, Vocabulaire provocateurRésumé
Le monde actuel est de plus en plus envahi par le licencieux et le cru de la représentation du sexe. Cette donnée constitue un paravent à partir duquel Garréta fait entrer en jeu toute la verdeur et la truculence du langage sexuel. Son roman s’inscrit ainsi dans une forme de parrhêsia qui se veut un discours de vérité, un discours sans maquillage. Ce choix recouvre une volonté d'énoncer clairement les choses. Émerge alors ce que l’on peut appeler la « sexualiture », c’est-à-dire une littérature accordant au sexe une place significative en violation aux codes canoniques du roman. La Décomposition, Sphinx et Pas un jour sont le lieu où émergent alors une forme de vulgarité et de dépravation textuelle dont le but ultime est la quête de nouvelles sensibilités scripturaires. Cette approche littéraire met en jeu la stabilité des canons de la littérature, dans son ensemble. Aussi l’étude se propose-t-elle d’examiner les modalités d’insertion du matériau sexualisé dans le texte narratif et les liens qui se tissent entre une poétique de l’impudeur et l’insolence d’un dire vrai.
