Conflit de trajectoire politique
DOI :
https://doi.org/10.55595/82664d09Mots-clés :
masses populaires, présomption d’innocence, présomption de culpabilité, pression syndicale, mouvements sociauxRésumé
Le présent article se propose d’analyser la légitimité d’une poursuite de la lutte au Burkina Faso après l’insurrection de 2014, la résistance contre le putsch de 2015, et le règne d’un nouvel exécutif qui semble s’activer à ignorer les enseignements de ces deux événements historiques. L’objectif est de mettre en lumière l’exigence de dépasser les clivages a priori irréductibles entre peuple et exécutif, afin d’œuvrer ensemble à la réalisation d’un État de droit. Ainsi, il s’ouvre par l’examen de l’historicité des fondements d’une quête inachevée, afin de mieux comprendre la genèse des enjeux des antagonismes entre le peuple et l’exécutif burkinabè. Puis, il se poursuit avec l’analyse de l’aiguisement de la conscience citoyenne et la primauté du contrôle de masses confrontées à l’épreuve des intrigues politiques, afin de mettre en exergue la crédibilité des raisons de l’attachement de chaque protagoniste qui rendent inéluctable la querelle des trajectoires. Et il s’achève par l’examen de l’achèvement d’un idéal, avec pour ambition ultime d’insister sur la nécessité de transcender les divergences pour la réalisation de la société démocratique populaire.
